SPIRITUAL ABUSE, Harmful and Insidious

 Victim of Spiritual Abuse Silenced by Spiritual Authorities

INTERNATIONAL CULTIC STUDIES HELD A CONFERENCE ON THE SUBJECT OF SPIRITUAL ABUSE RECENTLY.

“In partnership with Meadow Haven, ICSA conducted a Recovery From Spiritual Abuse conference in Hartford, CT on October 26–27, 2018. Agenda. ICSA-member speakers included Carrie Buddington, Ron Burks, David Clark, Ray Connolly, Neil Damgaard, Wendy and Doug Duncan, Esther Friedman, Ken Garrett, Bill and Lorna Goldberg, Maureen Griffo, Joseph Kelly, Heidi and Pat Knapp, Mike Kropveld, Michael Langone, Sally and Dennis Meyer, Judy and Bob Pardon, Diana Pletts, Patrick Ryan, Lois Svoboda, and Eric Sweitzer.”

This French language article highlights another form of abuse, insidious and harmful like sexual abuse, though more subtle, which is now being brought to our attention by the victims. The phenomenon has been studied by English language victims also. See the following note ReGAIN received:

Comment: I’ve read a few of the articles on your site. Poignant for me was the article on spiritual abuse with an interview of Marie-Laure Janssens.

I’ve written two novels that delve into the issue of spiritual abuse. The first,

Terrifying Freedom,

looks into conservative religious communities. The second,

Dawn Through the Shadows, delves into the realm of Church movements.

https://www.amazon.com/Dawn-Through-Shadows-Linda-Smith-ebook/dp/B07FJ6TS8Y/ref=sr_1_fkmrnull_1?crid=2QHV3SG1ZRN6M&keywords=dawn+through+the+shadows&qid=1551643562&s=books&sprefix=Dawn+through+the+sh%2Cstripbooks-intl-ship%2C211&sr=1-1-fkmrnull
You may find these novels insightful for those who are grappling with the aftermath of their involvement in cultist groups or doubting their perceptions of such groups because of the backing these groups receive from powerful Church leaders.

Both books are easily available in paperback or ebook at Amazon and Barnes and Noble.

The Following is a French language review written by Joshua Fuller© published on October 26, 2017 by Le Monde des Religions under the general heading of THE CHURCH AND SECT-LIKE ABERRATIONS 

I was a victim of spiritual abuse for eleven years.

States Marie-Laure Janssens in her recently published book, Dans Le Silence de la Vierge (In the Virgin’s Silence)  (Bayard, 2017), a testimony of her long process of mental bondage and spiritual abuse experienced in the community of the Contemplative Sisters of St. John.

“I spent eleven years in a sect.” Entering the order at age 23 at Saint-Jean (Loire, France,) she spent eleven years inside. Today at 42, married and a mother, she claims to have been a “victim of a crime which neither civil law nor the Catholic church law recognizes: spiritual abuse”. Hers is not an isolated case. The aberrations of the Saint John Community are well known. Their founder, Fr. Marie-Dominique Phillipe, deceased in 2006, was accused before the Vatican of “deviations in his affective and sexual life.” Several Brothers of St. Jean, called the Little Grays on account of their religious garb, have been sentenced for sexual abuse …

.( Aujourd’hui, à 42 ans, mariée et mère de famille, elle estime avoir été « victime d’un crime que ni le droit pénal ni le droit de l’Église catholique ne reconnaissent : l’abus spirituel ». Le cas de Marie-Laure est loin d’être isolé. Les dérives de la communauté Saint-Jean sont aujourd’hui connues. Son fondateur, le père Marie-Dominique Philippe, mort en 2006, a été accusé jusqu’au Vatican de « déviances dans sa vie affective et sexuelle ». Plusieurs frères de Saint-Jean – surnommés les «petits gris» – ont été condamnés pénalement pour abus sexuels.)

Marie-Laure Janssens was not raped. But like many others, she suffered terrible mental and spiritual bondage.. In 2009, following a long investigation by the Diocese of Lyon (France) to which they belonged, the four main leaders of the contemplative sisters were stripped of their authority. Sect-watch associations have pointed out the incidence of suicide and sectarian aberrations among nuns. In Dans Le Silence de la Vierge (Bayard, 2017), Janssens gives an honest and intimate interview to reporter Mikael Corre regarding her ordeal of mental hell and spiritual abuse.

(Marie-Laure Janssens n’a pas été violée. Mais comme beaucoup d’autres, elle a subi une terrible emprise mentale et spirituelle. En 2009, suite à une longue enquête du diocèse de Lyon dont elles dépendaient, les quatre principales responsables des sœurs contemplatives ont été destituées. Suicides de sœurs et dérives sectaires sont pourtant signalées dès 1996 par diverses associations de vigilance face aux sectes. Dans Le Silence de la Vierge (Bayard, 2017), elle livre au journaliste Mikael Corre un témoignage fort et intime sur l’enfer de l’emprise mentale et de l’abus spirituel.)

The interview continues in its original French:

Vous avez quitté la communauté des sœurs contemplatives de Saint-Jean en 2009. Pourquoi avez-vous décidé d’écrire ce livre huit ans plus tard?

Why did you decide to write this book eight years after leaving?

C’est l’aboutissement d’un long cheminement. Quand je suis sortie de la communauté, mon réflexe naturel a été de me tourner vers l’Église. J’ai remis des rapports, en 2010 et en 2012, aux évêques qui avaient repris en charge le gouvernement de la communauté. L’Église a pris des sanctions : dans un premier temps, plusieurs tentatives de refondation du groupe sectaire ont été arrêtées. Cependant, beaucoup de gens rattachés spirituellement à la communauté, même les oblats

[laïcs rattachés spirituellement à la « Famille Saint-Jean », ndlr]

ne comprenaient rien à la situation et avaient l’impression d’une grande injustice, car l’Église n’avait pas nommé clairement les dysfonctionnements. Une lettre ouverte d’un oblat m’est parvenue. En 2013, je me suis donc tournée vers l’évêque, Mgr Brincard (aujourd’hui décédé), alors délégué du pape pour la communauté de Saint-Jean, afin de lui demander la permission de raconter mon histoire. Je voulais donner des clés de compréhension à cet homme. Mais Mgr Brincard m’a demandé de garder le silence, ce que je n’ai pas compris.

Whence the book’s title, The Silence of the Virgin. Because Monsignor Brincard invoked the Silence of the Virgin Mary when he told you not to speak out.

D’où le titre de votre ouvrage : Le Silence de la Vierge. C’est en effet en invoquant le « silence de la Vierge Marie » que Mgr Brincard vous a demandé de vous taire…

Exactement : il existe toute une spiritualité autour du silence de la Vierge Marie. Avec le recul, je me dis que l’Église a prolongé l’abus spirituel dont j’ai été victime : c’était encore un argument spirituel qui visait, dans le fond, à empêcher de faire la lumière sur ce qui n’allait pas. En outre, j’ai réalisé que ces rapports internes remis à l’Église n’avaient servi à rien : en juillet 2014, le groupe sectaire auquel j’avais appartenu et qui avait fait plusieurs tentatives de refondation a réussi. Un évêque en Espagne a accepté de le réintégrer, avec les mêmes sœurs, et de lui redonner une existence officielle avec l’aval de Rome. Elles se sont reformées avec un autre nom : Maria Stella Matutina. Un certain nombre de sœurs sont donc restées dans le piège. En outre, le fait que son existence soit officielle permet à ce groupe de continuer à recruter. Quelques garde-fous ont été dressés : on a demandé aux sœurs dissidentes de ne pas se référer explicitement au père Philippe, et exclu certaines religieuses. Mais cela montre une grande naïveté de la part de Rome : ces exclusions canoniques n’empêchent probablement pas les anciennes supérieures de maintenir leur influence, et les sœurs continuent à vénérer le père Philippe, leur formateur exclusif.

Au départ, qu’est-ce qui vous a attirée dans la communauté des sœurs contemplatives de Saint-Jean ?

At the beginning what was it that attracted you to the Contemplative Sisters of St. John?

Un peu à l’instar des autres communautés fondées à la suite du Concile Vatican II, il y avait un effet « vitrine » : elle attirait par sa jeunesse. Quand on est jeune, en discernement de vocation, avec un désir absolu de donner sa vie à Dieu, quand on a le choix entre les sœurs vieillissantes du Carmel et une jeune communauté qui recrute par dizaines, c’est séduisant. Et puis, comme beaucoup, j’ai été piégée par l’intelligence du père Philippe.

Il vous a fallu onze années pour réaliser que vous étiez victime «d’emprise mentale». Qu’est-ce qui vous a empêchée, pendant toutes ces années, de prendre conscience de ce phénomène ?

It took you eleven years to realize that you were a victim of spiritual abuse. What prevented you from becoming aware of this during those long years?

It’s a kind of mental manipulation based on spiritual abuse:  they use this spiritual desire, this thirst for the absolute, to travel the path of holiness to instrumentalize it and take control of the person. One is enclosed in a spiritual bubble. Spiritual language is used to control every aspect of one’s life, from the unimportant to the deepest recesses of the soul, using catch phrases such as “The Will of God”, “holiness”, “charity”,…  

C’est une manipulation mentale qui s’appuie sur l’abus spirituel : on va chercher dans la personne ce désir spirituel, cette soif d’absolu, de vivre un chemin de sainteté, et l’instrumentaliser pour prendre le contrôle sur elle. On est enfermé dans une « bulle spirituelle ». Un langage spirituel contrôle chaque aspect de la vie, du plus anodin au plus profond : la« volonté de Dieu », la « sainteté », la « charité », c’est de faire ceci, ou « cela, c’est contraire à la pureté du cœur », « cela, c’est contraire à l’obéissance », etc. En outre, il existe tout un vocabulaire de culpabilisation. On a du mal à en sortir, car dès que quelque chose ne va pas, on se dit : « c’est ma faute », « c’est moi qui suis trop sensible », « c’est moi qui n’ai pas compris » , etc. On est coupé de soi-même », : on perd le droit de penser par soi-même, de questionner les choses car c’est « faire le jeu du démon qui cherche à me perdre et à diviser la communauté ».

Tout cela reposait sur une idée-phare qu’on vous inculquait : ne pas être « dans son vécu ». Vous appreniez, écrivez-vous, à « enfouir tout ressenti personnel et à écouter le réel ». Quel effet cette formation au « réalisme » a-t-elle eu sur vous ?

All that was based on a basic principle that was drummed into you (by Father Philippe); not to trust your own experience”, “bury your own feelings and listen to reality”. What effect this this training in “realism” have on you?  

C’est l’aspect extrêmement pervers de l’enseignement du père Philippe, tel que je l’ai reçu chez les sœurs. Il se servait de cette philosophie dite « réaliste », à l’école du philosophe Aristote, pour nous dire que la vérité était ce qui existait en dehors de nous. C’était un anti-Descartes (« Je pense donc je suis ») : ce qui compte n’est pas ce que je pense, mais ce qui est en dehors de moi. C’était décliné dans chaque aspect de notre vie quotidienne. Par exemple, si à un moment donné, je me sens mal, ce n’est pas grave : ce qui compte est l’enseignement que je reçois, ce que ma supérieure me dit. Tout était un dénigrement de notre intériorité. On perd la capacité à écouter sa conscience, on perd confiance en ce qu’on ressent ! On est coupé de soi-même. C’est une perte d’identité.

 Cette emprise mentale est aussi physique : cela passait beaucoup par le corps et la santé, expliquez-vous. 

This mental bondage was also physical,  you explain how it traveled into the body and affected your health.

La santé est l’un des domaines où il y a eu beaucoup d’abus. On ne pouvait voir que les médecins faisant partie du réseau de la communauté. Il était hors de question qu’une sœur aille par elle-même consulter qui elle voulait. Dans cette sorte de bulle, tout était pris en charge, sans aucun recul critique. Cette emprise sur le corps fait qu’on était dépossédée de soi-même. Beaucoup de sœurs ont été médicamentées n’importe comment. J’ai eu la charge de l’infirmerie pendant un certain temps et demandé à suivre des formations à la Croix rouge, mais cela m’a été refusé au motif qu’il fallait être « pauvre ». J’ai pourtant donné des médicaments et fait renouveler des ordonnances.

En outre, les souffrances physiques et psychiques étaient totalement niées…

And on the other hand, your physical and psyche sufferings were totally denied.

Once, when a sister threw herself out a window… the superiors explained “She wanted to go to Heaven…”

Quand une sœur s’est jetée du haut de sa fenêtre, les responsables de la communauté n’ont pas pris en compte la réalité de cette souffrance et l’horreur de cette mort. Notre fondatrice et le prieur général des frères nous ont annoncé la nouvelle en disant : « Son désir était d’aller au Ciel, suicide ou pas, on ne sait pas, mais peu importe, de toute façon, elle est heureuse. » Puis, on a demandé aux sœurs : « Qui veut être la prochaine à aller au Ciel ? », et tout le monde a levé la main ! On était déconnectées de la réalité et de la souffrance vécue corporellement, psychiquement. Je pense qu’il y avait énormément de souffrances psychiques. Depuis que j’ai écrit le livre, plusieurs anciennes sœurs me contactent et me racontent leurs souffrances.

Vous n’aviez pas le droit de parler aux autres sœurs de votre ressenti. En revanche, tout passait par une seule personne : votre supérieure, sœur Marthe.

You did not have the right to talk to the other sisters about your feelings. And to top it all, everything had to go through your superior, Sr. Martha.

Une véritable dépendance affective malsaine s’est créée… On touche bien cette réalité de l’abus spirituel : une personne, parce qu’elle est en position d’autorité spirituelle, fait intrusion dans votre vie et finit par en détenir toutes les clés, et elle seule. Il n’y avait aucun moyen d’équilibrer ce pouvoir absolu qu’elle avait sur moi et d’autres sœurs. Nous étions entrées dans la vie religieuse pour vivre une communion profonde avec Dieu, et finalement, nous avions une unité absolue avec elle, qui nous coupait de tout. Elle m’a coupée de mon père spirituel, de la possibilité de parler avec d’autres prêtres qui venaient pour les confessions. Quand un prêtre médecin a commencé à déceler mes souffrances psychologiques, elle m’a expliqué que je n’avais pas la permission de lui en parler… J’étais si cadenassée que je ne pouvais m’exprimer avec ma famille en toute liberté. Avec les sœurs, on avait beau vivre toute la journée les unes avec les autres, rien de personnel ne pouvait être partagé sous peine de se faire taper sur les doigts. Or, dans un milieu clos, comme un monastère, chaque détail est vécu avec une grande intensité. Il y avait donc un besoin naturel d’amitié, de pouvoir se confier à quelqu’un. D’un côté on crée un besoin, puis de l’autre on le satisfait : c’est le propre d’une réalité sectaire. Ici, la pauvreté relationnelle qui nous était imposée nourrissait notre dépendance affective à l’égard de sœur Marthe.

Une autre manière de vous soustraire du monde était la coupure de l’actualité. Vous écrivez avoir « manqué onze ans de l’histoire du monde »  

Another way of separating you from the world was to shut out any news. You wrote: I lost eleven years of human history.

Pour reprendre cette image de bulle, une paroi était dressée, un filtre aussi bien des choses vécues en interne qui ne pouvaient pas sortir à l’extérieur, que des choses vécues dehors ne pouvant entrer à l’intérieur. Quand il y a eu toutes les attaques de la presse contre la communauté : nous n’avons pas eu accès aux articles. En revanche, on nous a dit ce qu’il fallait en penser et comment réagir, voire embarquer nos familles dans une sorte de « contre-attaque » en leur demandant d’écrire des témoignages de confiance à destination de notre évêque. Mais il y a eu aussi des choses internes à la communauté : j’ai vu des frères débarquer et passer une « année sabbatique ». On nous disait que tel frère était« très fatigué par ses activités apostoliques », qu’il venait « se reposer ». J’ai su des années après, en lisant les articles, que ce frère avait été mis en cause dans des affaires sexuelles. Puis, il y avait la coupure par rapport aux actualités. Je raconte quel traumatisme ce fut pour moi de prendre, quinze ans après, la mesure de ce qui s’était passé le du 11 septembre 2001, de réaliser à quel point j’avais été, à l’époque, dans une bulle spirituelle et d’égoïsme.

Qu’est-ce qui vous a permis, finalement, de prendre conscience de ces abus et de vous décider à quitter la communauté ?

What allowed you to finally become aware of these abuse and to leave the community?

The great crisis that hit the community when Cardinal Barbarin decided to press sanctions….

La grande crise qui a éclaté lorsque le cardinal Barbarin a décidé de prendre des sanctions a joué son rôle. Mais elle est arrivée à un moment où j’étais déjà « préparée » à prendre un autre chemin. Je commençais à avoir des petites étincelles dans ma vie, des choses plus authentiques. D’abord au niveau spirituel, en intégrant un petit groupe de gens, au Québec où j’avais été envoyée, qui priaient très librement. Je réalisais que des personnes, autour de nous, pouvaient être de grands priants, tout en ayant une vie de famille, une vie professionnelle, et tout en se soutenant les uns les autres. Cela faisait un énorme contraste avec l’aridité de foi que j’éprouvais de plus en plus, et la solitude dans laquelle nous vivions. Ensuite, j’ai eu des liens d’amitié, notamment celui avec mon futur mari.

Aujourd’hui, avez-vous encore la foi ? Et avez-vous toujours foi en l’Église catholique ?

Today, do you still believe? And do you still believe in the Catholic Church?

(Summarizing):  I have more faith than ever….and I returned to my practice. But I delved into the Bible…i found some Catholic teachings unacceptable. I became an Evanglical…I don’t belong to a Church; I belong to Christ.

J’ai la foi, plus que jamais. Et j’ai quitté l’Église catholique, mais pas à cause de mon expérience à Saint-Jean. En sortant de la communauté, je suis restée profondément catholique, je me suis mariée à l’église, je suis restée engagée dans une paroisse catholique. Mais ensuite, mon cheminement spirituel m’a conduite à me plonger dans une étude de la Bible. J’ai constaté un décalage avec un certain nombre d’enseignements de l’Église catholique. Alors j’ai fait un choix : aujourd’hui, je fréquente une église évangélique. Mais je n’appartiens plus à une Église, j’appartiens au Christ.

Quelles mesures pourrait prendre l’Église catholique pour prévenir davantage ces abus spirituels et dérives sectaires ?

What measures could the Catholic Church take to prevent these spiritual abuses and sectarian aberrations?

In Canon Law it states very clearly there should be separation between the internal and external forum

(between obedience, spiritual direction and conscience, etc. In a religious community, the superior, the spiritual director cannot be the same person….).

Dans le droit canon, il est clairement dit qu’on distingue le for intérieur et le for extérieur. Donc, au sein d’une communauté religieuse, la direction spirituelle et le gouvernement politique doivent être exercés par des personnes différentes. L’institution a laissé se développer des situations où des personnalités très charismatiques se retrouvaient avec tous les pouvoirs entre les mains. Dans mon cas, cette fameuse sœur Marthe avait un rôle tentaculaire. Elle était à la fois maîtresse des novices, mère spirituelle de presque toutes les sœurs, enseignante, maîtresse des études, assistante de la prieure générale, référente d’un certain nombre de prieurés, etc. Des mesures assez simples pourraient être mises en place au moment du recrutement. Nous, on a eu aucun discernement. J’ai eu ma propre responsabilité. Mais l’Église aurait pu dire que « toute personne qui souhaite entrer dans une communauté doit prendre l’avis de plusieurs personnes, y compris de celles extérieures à la communauté, et pouvoir se confesser en dehors de la communauté, être suivie spirituellement par un accompagnateur extérieur ».

Lorsqu’il reçoit en audience des communautés religieuses, le pape François évoque souvent l’importance de ce discernement.

When Pope Francis receives religious communities in audience, he always insists on need for discernment.

It is better to lack vocations than to make the numbers and recruit weak people…..

Il vaut mieux manquer de vocations, dit-il, plutôt que de vouloir « faire du chiffre », et recruter des personnes trop fragiles. Je salue ses propos. Le problème de l’Église, c’est de vouloir protéger son image par rapport à ce qui pourrait la salir et de prioriser ses intérêts institutionnels. C’est pour cela qu’en général, on fait taire les victimes. Face à toutes les communautés vieillissantes et au manque de prêtres diocésains, c’est une aubaine pour l’Église d’avoir des jeunes prêtres qui reprennent en charge une paroisse. L’Église doit choisir entre son intérêt propre et la vérité sur la souffrance des victimes. On dit qu’il faut se taire par miséricorde pour les personnes. Mais c’est faire fi des souffrances vécues par les victimes ! Il faut pardonner aux coupables, mais les victimes devraient offrir en silence leurs souffrances ? L’Église doit choisir la vérité et le véritable sens de la miséricorde.

La communauté Saint-Jean a-t-elle été capable de faire ce travail de vérité ?

Will the Community of St John be able to make the journey toward truth?

Il y a sûrement encore beaucoup de travail à faire. La plupart des frères sont sortis du déni dans lequel ils étaient par rapport à leur fondateur – un travail similaire doit d’ailleurs être fait par rapport à sœur Alix, fondatrice des sœurs, dont Rome a reconnu aussi les défaillances graves en matière de chasteté. Mais le problème ne venait pas que du fondateur. Il y avait aussi beaucoup de frères qu’il a fragilisés ou pervertis. Un système pervers s’est créé. Il ne s’agit pas seulement de quelques cas assez médiatisés de pédophilie, mais d’une énorme réalité d’abus internes à la communauté, et cela, on ne l’a pas encore assez dit et reconnu : des abus spirituels et sexuels de frères en responsabilité par rapport à d’autres frères, des frères qui sous la forme d’accompagnement spirituel ont abusé de sœurs, et des frères prêtres ayant abusé de jeunes proches de la communauté.

Legion of Christ Morphs into Regnum Christi Federation – wrap your head around that!

“The Legion is reorganizing and registering itself under a different entity — probably in anticipation of the Vatican’s giving the present organization a negative response. A federation can be as easy a way to hide the money as any.  I pray that there is no recognition of the LC/RC as a federation (as requested 5 Dec 2018) – it will only provide ecclesial cover for the evil that continues to vitiate the Church’s mission and message – they will turn everything to money.”

Marigold

See official notice on Regnum Christi website

Of note to ReGAIN is the

  • CONFORMITY OF VOTING WHICH COULD POINT TO UNIFORMITY AND CONTROL / PRE-SELECTION OF DELEGATES REDOLENT OF HIGH CONTROL GROUPS.
  • Verbal and logical complexity of the issue,
  • the continuous effort to re invent Fr. Marcial Maciel’s brainchild (which he made up as he went his merry way!)
  • and the ever-evolving flexible numbers and figures, which can never be verified by outside sources.

Legionaries of Christ continue to Celebrate Pedophile Founder

LEGIONARIES OF CHRIST CONTINUE TO ADMIRE PEDOPHILE FOUNDER!

13 Years after Maciel Crimes Revealed, Legionaries of Christ Still Celebrating His Legacy

Steve Skojec

January 3, 2019

In a report from Rome yesterday, National Catholic Register correspondent Edward Pentin revealed that the Vatican knew about abuse allegations against the founder of the Legionaries of Christ, Marcial Maciel, since at least 1943. The order was founded in 1941. This means that from the very beginning, Maciel was engaged in the sort of horrifying depredation that made him one of the most vicious sexual predators ever to infect the Catholic priesthood. He not only abused seminarians for decades, but fathered children with various women – and then raped those children, too.

And now today – the same day that Catholics around the world are reading Pentin’s report – the Legionaries are celebrating the commemoration of their founding by “13 boys and a young seminarian.”

Celebrating Maciel’s capture of 12 pre-adolescents for his harem

Vatican Admits knowing about Legion Founder’s Sex Abuse since 1943!

Vatican Knew of Serial Abuser Maciel Going Back Seven Decades

(English & Spanish)

Vatican Knew of Serial Abuser Maciel Going Back Six Decades

by David Nussman  •  ChurchMilitant.com  •  January 2, 2019    20 Comments

Cardinal João Braz de Aviz says a ‘mafia’ in the Church covered up notorious Fr. Marcial Maciel

S!

MADRID (ChurchMilitant.com) – A high-ranking cardinal says the Vatican had information on notorious abuser Fr. Marcial Maciel as early as 1943.

Cardinal João Braz de Aviz is head of the Vatican’s Congregation for Institutes of Consecrated Life and Societies of Apostolic Life. In a speech last month widely reported in Spanish media, he said that the Vatican had known about Maciel for decades and did nothing.

Spanish Catholic magazine Vida Nueva quotes the Brazilian cardinal as saying, “Who covered him was a mafia, they were not Church.”

Cardinal Braz de Aviz was speaking in Madrid, Spain, addressing the 25th general assembly of the Spanish Confederation of Religious


Maciel, a Mexican priest who founded the religious institute the Legionaries of Christ, was first investigated by Vatican officials for allegations of drug abuse from 1956 to 1959. Despite numerous investigations into his behavior over the course of decades, it was not until 2005 that the Vatican determined child sex abuse allegations were credible and cracked down on Fr. Maciel. Church officials removed Maciel from his leadership of the Legionaries. Then in 2006, Maciel was commanded to retire to a life of prayer and penance. He died in 2008.

Father Maciel has been accused of molesting seminarians, fathering children with secret “wives” and even sexually abusing his own offspring.

Some are speculating that Cdl. Braz de Aviz might have brought up the case of Fr. Maciel to deflect blame for the current clerical sex abuse cover-up scandals tarnishing Pope Francis’ pontificate. The current pontiff has faced intense criticism since Abp. Carlo Maria Viganò testified in August that Pope Francis lifted disciplines that had previously been imposed on accused homosexual predator ex-cardinal Theodore McCarrick.

The cardinal claims his congregation has “nothing to do” with cover-ups like the one that kept Maciel in ministry for decades. He said the congregation now follows “a very good process” for responding to abuse allegations.

He emphasized that it is important for Church leaders to “be immediate in the face of abuse,” adding, “What comes to us immediately has to be heard.”

Speaking about the clergy abuse crisis in general, Cdl. Braz de Aviz said, “I have the impression that allegations of abuse will grow, because we are only at the beginning. We’ve been concealing for 70 years, and this has been a tremendous error.”

……………………………………………………………….&&&&&
SPANISH NEWS ITEM BELOW

El Vaticano conocía la pederastia de Maciel desde 1943

por Carlos Esteban | 02 enero, 2019

La Santa Sede conocía la pederastia del fundador de los Legionarios de Cristo y la ignoró durante 63 años, ha reconocido el prefecto de la Congregación para los Institutos de Vida Consagrada, el cardenal João Braz de Aviz.

“Quien lo tapó era una mafia, ellos no eran Iglesia”, ha asegurado Braz de Aviz en una entrevista concedida a Vida Nueva el mes pasado, cuando estuvo en Madrid hace un mes para clausurar la asamblea general de la Confederación Española de Religiosos (CONFER). “Tengo la impresión de que las denuncias de abusos crecerán, porque solo estamos en el inicio. Llevamos 70 años encubriendo, y esto ha sido un tremendo error”, dice Braz de Aviz.

La información ha saltado a las páginas de la prensa secular y la da hoy el diario español de referencia, El País, que ya en 2006 informó de la investigación a que había sido objeto Maciel entre octubre de 1956 y febrero de 1959 por encargo del cardenal Alfredo Ottaviani.

El peor caso de abusos en todos los sentidos, desde pedofilia a drogadicción, pasando por suplantación personalidad, poligamia e incesto, fue posible a lo largo de décadas y con la protección de la Curia pese a las constantes denuncias que llegaban a Roma, algo que podría haberse atajado, quedando en un desagradable incidente menor, antes de mediados del siglo pasado.

https://infovaticana.com/2019/01/02/el-vaticano-conocia-la-pederastia-de-maciel-desde-1943/

Catholic Parents, Beware of Legion of Christ and Regnum Christi recruiting young boys!


Archive picture of Legion of Christ ‘junior’ seminarians, middle school age.

Catholic (Convert) Parents Beware of the Legion of Christ and Regnum Christi recruiting your young sons!

Note: because the Legion of Christ received so much bad publicity from the Founder, Fr. Marcial Maciel, scandal and the subsequent investigation/supervision of the order by the Vatican, 2000-2018, the Legion has morphed into Regnum Christi (or other front names).

This warning is for all Catholics, especially Orthodox and Traditional Catholics, home-schooling parents and even more for converts to the Catholic Faith. By this we mean very devout and generous Catholics who want to protect their children from the ravages of Modernism, hedonism and materialism. These Catholics who seek the very best in Catholic tradition, systematically eschew liberal orders and movements, and seek groups which are very devout, faithful to the Pope and Catholic Doctrine, solid devotions (Rosary, Stations of the Cross, etc.) and strict moral guidance (forbidding pre-marital sex, artificial birth control, etc..) The Legion/Regnum will offer them this.

They are often approached by the Opus Dei, the Legion of Christ and its Regnum Christi lay movement. Because these organizations, New Religious Movements, are loyal to the pope and preach the Catholic Catechism, well-meaning Catholic parents are easily duped.

Some founding members of ReGAIN, 1990-2000 were from the Catholic and Convert group described above. They had been duped by the Legion of Christ and Regnum Christi: we had a intensely dedicated (2GF) married woman, a mother of a Legion seminarian, and a wonderful convert couple of Catholic Educators who had given their everything to staff a Legion school in the Atlanta area…

So that the reader does not dismiss ReGAIN’s caveat emptor as some kind of personal vendetta, we are including a message received today from a totally different source.

                                                               &&&&&&

Quote: When I first heard about Maciel

I was sent a copy of an article in a CA newspaper by a home schooling Catholic couple. C Hernández was dying in the hospital and asked a nurse to write down his testimony. He explained how he left the Legion of Christ and how Maciel abused him repeatedly as a child when he was recruited into his Order as a child along with other young boys erroneously called seminarians.

The couple who sent me the article were concerned that another couple with two little boys who were also Catholic converts were being continually being treated to visitations by two handsome Legion priests.

As converts they felt special when they were told their little boys had vocations to the priesthood and were becoming convinced to send their children off to the Legion boarding school, Apostolic School,  in NH.

Concerned the young converts were being brainwashed , the couple who had contacted me  asked their pastor to intervene and speak with these parents.

Mr. Bell called me from San Diego . Having been educated at Wharton Business School Philadelphia and having looked into the Legion’s Oxford school in Mexico, he was shocked to see the Legion employed the same professor he once had at Wharton. “Why would a “Catholic” institution of higher learning hire a man whose main topic in all of his classes goes back to EST training. Previously I thought EST was Scientology .

https://en.wikipedia.org/wiki/Erhard_Seminars_Training

Shortly after speaking to their pastor the Bell’s received a letter in the mail from a Col. Laughton or Naughton , I cannot recall exactly.

It contained the copy of an offer to sue them on behalf of the Legion’s good name and was addressed to Monsignor Bannon LC. Bannon’s reply was also included in which he stated that the couple’s motivation may have been just misguided concern for the children. and to hold off but keep them posted.

Mr. Bell was taken aback when he called me and realized he had just been the recipient of a threat. Later they decided to relocate on the East coast.

Then I began to read some articles by Gerald Renner in the “Hartford Courant.”

Mr. Renner was interviewing several seminarians who had escaped after being held in the Legion’s Westchester NY mansion. After they had expressed the fact that they wanted to leave the Legion seminary they were sent there and were held against their will. It was the same mansion previously owned by Sun Myung Moon wherein college students ,whose parents had hired de-programmers, were also held . I saw the film footage of a Documentary on TV recorded by several of the parents of Moonies trying to gain access at the guard house in an attempt to talk to their children.

 Brainwashing appeared to be habitual in these quasi-religious groups and apparently the Legion was applying the same techniques.

Magdala Mary, Catholic journalist

Pope Francis, Cardinal Braz de Aviz, Compel Legion of Christ leaders to Have Mercy on Fr. Maciel’s Victims who continue to be victimized by the institution’s Devious Methods! . . Enlace a info en Espanol

Pope Francis with Legionaries             Braz de Aviz

Enlace a un artículo en Proceso:

https://www.proceso.com.mx/560417/legionarios-de-cristo-esquivan-peticion-para-resarcir-abusos-acusan-victimas-de-maciel

Pasaje largo en castellano de la carte original de las víctimas más abajo.

o

Article below by ReGAIN staff:

 

Pope Francis, Cardinal Braz de Aviz,

Compel Legion of Christ leaders to

Have Mercy on Fr. Maciel’s Victims who continue to be

victimized by the institution’s Devious Methods!

 

ReGAIN has previously alluded to the ongoing saga of Pedophile Founder of the Legion of Christ’s “historical victims” who have never received proper compensation for their sexual, psychological and spiritual abuse.

The leadership of this Vatican approved religious congregation has demonstrated time and time again their lack of human and Christian response to the plight of the victims.

Remember that Pope Benedict XVI described the Founder, Fr, Maciel, as a man “lacking moral scruples.” I fear the present Legion leadership suffers from the same spiritual malaise. Fr. Maciel, the conman, was full of tricks. One of these was to predate his letters. For example, he would delay answering a letter or demand -filed, say, in September- and answer at his convenience – (when it might be too late!) in November-, but dating his response in October! Present Legion leadership is using the same trickery in responding to the victims’ demands. Normal people are easily duped by psychopaths!

Another Legion trick is to divide the victim group by reaching out in devious ways to individuals. The victims had formally demanded they be approached as a group.  Instead of honestly and nobly to the victims’ legitimate demands, Legion leadership has used a series of subterfuges more befitting a MAFIA and cult-like organization than a bona fide Catholic Religious Congregation.

 

What kind of Christianity is this?

What kind of Vatican oversight is this?

What kind of a so-called religious order is this?

 

The time for excuses, platitudes and promises is long past.

Legion Leadership, stop acting like a Mafia and Intra-Eclesial Sect.

Compensate victims immediately or accept your sins of negligence before God and man..

 

In our previous article we have explained how the Legion of Christ leadership has continued to stone-wall and play games with the victims  who have been requesting clear acknowledgement of  abuses, restoration of their reputation and just compensation for damages.

Their heretofore fruitless efforts have been going on for over 20 years!

As the Legion hosts its latest Chapter General in Rome seeking their illusive charism and miracle renewal through restructuring and producing reams of obsessive-compulsive documents, victims have attempted once more to make the Legion respond. In their latest effort -and here one must commend them for their patience with the Legion and hope in Holy Mother Church! – they reformulate previous unanswered demands:

 

Summary by ReGAIN staff

  1. That the Legion of Christ as an institution formally and unambiguously reinstate the good name of their Founder’s sexual abuse victims who were once branded “enemies of the Church and of the Legion.”
  2. That the Legion as an institution extend such an apology to all the media that once were instrumental in the detraction and calumnies spread about the victims, other former Legionaries, family and friends. This apology should be communicated unequivocally to all Legion of Christ and Regnum Christi members.
  3. There can be no real reconciliation with the “historical victims” until the Legion of Christ makes a just, appropriate and complete compensation to the victims.
  4. In order to bring this about, a team of three Legion delegates with full authority should interface with a team of three delegates chosen by Fr. Maciel’s ‘historical victims’ to effect a true meeting and dialogue between the parties.
  5. The victims group demands the right (because of advanced age) to transmit or transfer to others the benefits derived from the settlement.
  6. The victims will not accept any “silencing” by Legion authorities as a condition for compensation. This has been a consistent part of the Legion’s de facto historical Modus Operandi with diverse victims and their families.

 

Section of original Spanish language letter:

Page 2 Letter to Chapter Nov 2018 (2)

 

[i] https://regainnetwork.org/2018/04/16/legion-of-christ-plays-cat-and-mouse-with-pedophile-founders-victims-once-again/

the Legion of Christ’s Irish Armada

wreck fishing boat at the seashore

Photo by GEORGE DESIPRIS on Pexels.com

Shipwrecked on a Beach in Brazil:

The Legion of Christ’s Irish Armada, 1960-1980

By J. Paul Lennon

Nov 9, 2018

 

 

To Michael Francis X,

former Legionary of Christ

 

There is another God,

 and so different from

the Legion of Christ’s,

a paradoxical God

who looks after his “little ones

 

Some are still in the ranks. But many of those first brave spirits are scattered to the four winds -or continents. One as far as Australia, with a poet’s name. Another to Cuernavaca, Mexico. A third to Natal Province, Brazil. The greater the abuse, it seems, the farther the distance from the crime scene. Where does that leave me, living in La Antigua, Central America?

Me, of an older generation. Early enough to know the first Mexicans, Spaniards and Irish -some of whom were sexually abused. Too late to know the middle generations personally: The Garza-Sada, Monterrey, Mexico empire. But I observed from the outside the Legion’s golden days of power and glory, as the darling by popes and princes, wealthy vulnerable widows, millionaire entrepreneurs like Carlos Slim, politicos Fox and Sarkozy; when the founder-player moved Queen Sodano and Rooky Dziwisz across the Vatican chessboard.

My personal claim to glory: a thorn in the side of the untouchable order, daring to strip naked the wantonness of Maciel and his “Work of God.”. I had my 15 minutes of fame; six months, rather, as Legion well-greased lawyers raked another “disgruntled old man” over the coals in the City of Alexandria -not Egypt- for daring to uncover feet of clay. And for listening with an understanding heart to the buffeted survivors’ tales of woe.

But for some reason, Michael Francis is center stage in my mind-memory today. One of the very first Irish who felt the sting of Maciel’s venom in his own flesh. Who tried to confront him later from safer ground; but never got the chance. The viper always slipped away into the night to continue plundering other beds. Many are still ashamed to admit it. Michael dared to speak. He wrote to me. But the investigative reporter considered his angry writings too “off the wall” and I was left alone to rue that abuse. Until today.

He got away from the trauma, from the stifling Legion, and continued in the priesthood for several years; first in his dear County Sligo and then in Brazil where he worked with the poor -until losing faith in the Catholic Hierarchy. He fell in love with a warm woman who fell in love with a poor survivor she encountered on a lonely stretch of beach. Far from the maddening crowd of LC true believers in Dublin, Atlanta, Rome and Mexico City Michael found hope, life and love.

Facebook brings his children and his children’s children to me, filling me with a brother’s joy. They all look like him: the oval face, the shock of dark hair, the twinkle in the eye.

Oh, how the winds of misfortune have scattered us! But, oh, how we have survived! And how our Irish noblesse thrives!

There is another God, paradoxical and so different from the Legion of Christ’s, who looks after his “little ones.”

 

&&&&&

 

See Luke 4,18 related to Is 61,1:

“To preach the Gospel to the poor” (corresponding to the Hebrew, anawim, God’s little ones)

 

“Abodah Zarah 20b contains a discussion of R. Joshua ben Levi according to which “meekness (anwah) is the most important virtue, for it is written in Is 61,1: “The Spirit of the Lord is upon me. He anointed me to announce to the poor (anawim) the good news”. It is not written ” to the pious”, but to the poor, which means that meekness is the most important virtue”. Meekness acquires a messianic and eschatological meaning.