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Posts from the ‘Catholic Bishops’ Category

SPIRITUAL ABUSE, Harmful and Insidious

 Victim of Spiritual Abuse Silenced by Spiritual Authorities

INTERNATIONAL CULTIC STUDIES HELD A CONFERENCE ON THE SUBJECT OF SPIRITUAL ABUSE RECENTLY.

“In partnership with Meadow Haven, ICSA conducted a Recovery From Spiritual Abuse conference in Hartford, CT on October 26–27, 2018. Agenda. ICSA-member speakers included Carrie Buddington, Ron Burks, David Clark, Ray Connolly, Neil Damgaard, Wendy and Doug Duncan, Esther Friedman, Ken Garrett, Bill and Lorna Goldberg, Maureen Griffo, Joseph Kelly, Heidi and Pat Knapp, Mike Kropveld, Michael Langone, Sally and Dennis Meyer, Judy and Bob Pardon, Diana Pletts, Patrick Ryan, Lois Svoboda, and Eric Sweitzer.”

This French language article highlights another form of abuse, insidious and harmful like sexual abuse, though more subtle, which is now being brought to our attention by the victims. The phenomenon has been studied by English language victims also. See the following note ReGAIN received:

Comment: I’ve read a few of the articles on your site. Poignant for me was the article on spiritual abuse with an interview of Marie-Laure Janssens.

I’ve written two novels that delve into the issue of spiritual abuse. The first,

Terrifying Freedom,

looks into conservative religious communities. The second,

Dawn Through the Shadows, delves into the realm of Church movements.

https://www.amazon.com/Dawn-Through-Shadows-Linda-Smith-ebook/dp/B07FJ6TS8Y/ref=sr_1_fkmrnull_1?crid=2QHV3SG1ZRN6M&keywords=dawn+through+the+shadows&qid=1551643562&s=books&sprefix=Dawn+through+the+sh%2Cstripbooks-intl-ship%2C211&sr=1-1-fkmrnull
You may find these novels insightful for those who are grappling with the aftermath of their involvement in cultist groups or doubting their perceptions of such groups because of the backing these groups receive from powerful Church leaders.

Both books are easily available in paperback or ebook at Amazon and Barnes and Noble.

The Following is a French language review written by Joshua Fuller© published on October 26, 2017 by Le Monde des Religions under the general heading of THE CHURCH AND SECT-LIKE ABERRATIONS 

I was a victim of spiritual abuse for eleven years.

States Marie-Laure Janssens in her recently published book, Dans Le Silence de la Vierge (In the Virgin’s Silence)  (Bayard, 2017), a testimony of her long process of mental bondage and spiritual abuse experienced in the community of the Contemplative Sisters of St. John.

“I spent eleven years in a sect.” Entering the order at age 23 at Saint-Jean (Loire, France,) she spent eleven years inside. Today at 42, married and a mother, she claims to have been a “victim of a crime which neither civil law nor the Catholic church law recognizes: spiritual abuse”. Hers is not an isolated case. The aberrations of the Saint John Community are well known. Their founder, Fr. Marie-Dominique Phillipe, deceased in 2006, was accused before the Vatican of “deviations in his affective and sexual life.” Several Brothers of St. Jean, called the Little Grays on account of their religious garb, have been sentenced for sexual abuse …

.( Aujourd’hui, à 42 ans, mariée et mère de famille, elle estime avoir été « victime d’un crime que ni le droit pénal ni le droit de l’Église catholique ne reconnaissent : l’abus spirituel ». Le cas de Marie-Laure est loin d’être isolé. Les dérives de la communauté Saint-Jean sont aujourd’hui connues. Son fondateur, le père Marie-Dominique Philippe, mort en 2006, a été accusé jusqu’au Vatican de « déviances dans sa vie affective et sexuelle ». Plusieurs frères de Saint-Jean – surnommés les «petits gris» – ont été condamnés pénalement pour abus sexuels.)

Marie-Laure Janssens was not raped. But like many others, she suffered terrible mental and spiritual bondage.. In 2009, following a long investigation by the Diocese of Lyon (France) to which they belonged, the four main leaders of the contemplative sisters were stripped of their authority. Sect-watch associations have pointed out the incidence of suicide and sectarian aberrations among nuns. In Dans Le Silence de la Vierge (Bayard, 2017), Janssens gives an honest and intimate interview to reporter Mikael Corre regarding her ordeal of mental hell and spiritual abuse.

(Marie-Laure Janssens n’a pas été violée. Mais comme beaucoup d’autres, elle a subi une terrible emprise mentale et spirituelle. En 2009, suite à une longue enquête du diocèse de Lyon dont elles dépendaient, les quatre principales responsables des sœurs contemplatives ont été destituées. Suicides de sœurs et dérives sectaires sont pourtant signalées dès 1996 par diverses associations de vigilance face aux sectes. Dans Le Silence de la Vierge (Bayard, 2017), elle livre au journaliste Mikael Corre un témoignage fort et intime sur l’enfer de l’emprise mentale et de l’abus spirituel.)

The interview continues in its original French:

Vous avez quitté la communauté des sœurs contemplatives de Saint-Jean en 2009. Pourquoi avez-vous décidé d’écrire ce livre huit ans plus tard?

Why did you decide to write this book eight years after leaving?

C’est l’aboutissement d’un long cheminement. Quand je suis sortie de la communauté, mon réflexe naturel a été de me tourner vers l’Église. J’ai remis des rapports, en 2010 et en 2012, aux évêques qui avaient repris en charge le gouvernement de la communauté. L’Église a pris des sanctions : dans un premier temps, plusieurs tentatives de refondation du groupe sectaire ont été arrêtées. Cependant, beaucoup de gens rattachés spirituellement à la communauté, même les oblats

[laïcs rattachés spirituellement à la « Famille Saint-Jean », ndlr]

ne comprenaient rien à la situation et avaient l’impression d’une grande injustice, car l’Église n’avait pas nommé clairement les dysfonctionnements. Une lettre ouverte d’un oblat m’est parvenue. En 2013, je me suis donc tournée vers l’évêque, Mgr Brincard (aujourd’hui décédé), alors délégué du pape pour la communauté de Saint-Jean, afin de lui demander la permission de raconter mon histoire. Je voulais donner des clés de compréhension à cet homme. Mais Mgr Brincard m’a demandé de garder le silence, ce que je n’ai pas compris.

Whence the book’s title, The Silence of the Virgin. Because Monsignor Brincard invoked the Silence of the Virgin Mary when he told you not to speak out.

D’où le titre de votre ouvrage : Le Silence de la Vierge. C’est en effet en invoquant le « silence de la Vierge Marie » que Mgr Brincard vous a demandé de vous taire…

Exactement : il existe toute une spiritualité autour du silence de la Vierge Marie. Avec le recul, je me dis que l’Église a prolongé l’abus spirituel dont j’ai été victime : c’était encore un argument spirituel qui visait, dans le fond, à empêcher de faire la lumière sur ce qui n’allait pas. En outre, j’ai réalisé que ces rapports internes remis à l’Église n’avaient servi à rien : en juillet 2014, le groupe sectaire auquel j’avais appartenu et qui avait fait plusieurs tentatives de refondation a réussi. Un évêque en Espagne a accepté de le réintégrer, avec les mêmes sœurs, et de lui redonner une existence officielle avec l’aval de Rome. Elles se sont reformées avec un autre nom : Maria Stella Matutina. Un certain nombre de sœurs sont donc restées dans le piège. En outre, le fait que son existence soit officielle permet à ce groupe de continuer à recruter. Quelques garde-fous ont été dressés : on a demandé aux sœurs dissidentes de ne pas se référer explicitement au père Philippe, et exclu certaines religieuses. Mais cela montre une grande naïveté de la part de Rome : ces exclusions canoniques n’empêchent probablement pas les anciennes supérieures de maintenir leur influence, et les sœurs continuent à vénérer le père Philippe, leur formateur exclusif.

Au départ, qu’est-ce qui vous a attirée dans la communauté des sœurs contemplatives de Saint-Jean ?

At the beginning what was it that attracted you to the Contemplative Sisters of St. John?

Un peu à l’instar des autres communautés fondées à la suite du Concile Vatican II, il y avait un effet « vitrine » : elle attirait par sa jeunesse. Quand on est jeune, en discernement de vocation, avec un désir absolu de donner sa vie à Dieu, quand on a le choix entre les sœurs vieillissantes du Carmel et une jeune communauté qui recrute par dizaines, c’est séduisant. Et puis, comme beaucoup, j’ai été piégée par l’intelligence du père Philippe.

Il vous a fallu onze années pour réaliser que vous étiez victime «d’emprise mentale». Qu’est-ce qui vous a empêchée, pendant toutes ces années, de prendre conscience de ce phénomène ?

It took you eleven years to realize that you were a victim of spiritual abuse. What prevented you from becoming aware of this during those long years?

It’s a kind of mental manipulation based on spiritual abuse:  they use this spiritual desire, this thirst for the absolute, to travel the path of holiness to instrumentalize it and take control of the person. One is enclosed in a spiritual bubble. Spiritual language is used to control every aspect of one’s life, from the unimportant to the deepest recesses of the soul, using catch phrases such as “The Will of God”, “holiness”, “charity”,…  

C’est une manipulation mentale qui s’appuie sur l’abus spirituel : on va chercher dans la personne ce désir spirituel, cette soif d’absolu, de vivre un chemin de sainteté, et l’instrumentaliser pour prendre le contrôle sur elle. On est enfermé dans une « bulle spirituelle ». Un langage spirituel contrôle chaque aspect de la vie, du plus anodin au plus profond : la« volonté de Dieu », la « sainteté », la « charité », c’est de faire ceci, ou « cela, c’est contraire à la pureté du cœur », « cela, c’est contraire à l’obéissance », etc. En outre, il existe tout un vocabulaire de culpabilisation. On a du mal à en sortir, car dès que quelque chose ne va pas, on se dit : « c’est ma faute », « c’est moi qui suis trop sensible », « c’est moi qui n’ai pas compris » , etc. On est coupé de soi-même », : on perd le droit de penser par soi-même, de questionner les choses car c’est « faire le jeu du démon qui cherche à me perdre et à diviser la communauté ».

Tout cela reposait sur une idée-phare qu’on vous inculquait : ne pas être « dans son vécu ». Vous appreniez, écrivez-vous, à « enfouir tout ressenti personnel et à écouter le réel ». Quel effet cette formation au « réalisme » a-t-elle eu sur vous ?

All that was based on a basic principle that was drummed into you (by Father Philippe); not to trust your own experience”, “bury your own feelings and listen to reality”. What effect this this training in “realism” have on you?  

C’est l’aspect extrêmement pervers de l’enseignement du père Philippe, tel que je l’ai reçu chez les sœurs. Il se servait de cette philosophie dite « réaliste », à l’école du philosophe Aristote, pour nous dire que la vérité était ce qui existait en dehors de nous. C’était un anti-Descartes (« Je pense donc je suis ») : ce qui compte n’est pas ce que je pense, mais ce qui est en dehors de moi. C’était décliné dans chaque aspect de notre vie quotidienne. Par exemple, si à un moment donné, je me sens mal, ce n’est pas grave : ce qui compte est l’enseignement que je reçois, ce que ma supérieure me dit. Tout était un dénigrement de notre intériorité. On perd la capacité à écouter sa conscience, on perd confiance en ce qu’on ressent ! On est coupé de soi-même. C’est une perte d’identité.

 Cette emprise mentale est aussi physique : cela passait beaucoup par le corps et la santé, expliquez-vous. 

This mental bondage was also physical,  you explain how it traveled into the body and affected your health.

La santé est l’un des domaines où il y a eu beaucoup d’abus. On ne pouvait voir que les médecins faisant partie du réseau de la communauté. Il était hors de question qu’une sœur aille par elle-même consulter qui elle voulait. Dans cette sorte de bulle, tout était pris en charge, sans aucun recul critique. Cette emprise sur le corps fait qu’on était dépossédée de soi-même. Beaucoup de sœurs ont été médicamentées n’importe comment. J’ai eu la charge de l’infirmerie pendant un certain temps et demandé à suivre des formations à la Croix rouge, mais cela m’a été refusé au motif qu’il fallait être « pauvre ». J’ai pourtant donné des médicaments et fait renouveler des ordonnances.

En outre, les souffrances physiques et psychiques étaient totalement niées…

And on the other hand, your physical and psyche sufferings were totally denied.

Once, when a sister threw herself out a window… the superiors explained “She wanted to go to Heaven…”

Quand une sœur s’est jetée du haut de sa fenêtre, les responsables de la communauté n’ont pas pris en compte la réalité de cette souffrance et l’horreur de cette mort. Notre fondatrice et le prieur général des frères nous ont annoncé la nouvelle en disant : « Son désir était d’aller au Ciel, suicide ou pas, on ne sait pas, mais peu importe, de toute façon, elle est heureuse. » Puis, on a demandé aux sœurs : « Qui veut être la prochaine à aller au Ciel ? », et tout le monde a levé la main ! On était déconnectées de la réalité et de la souffrance vécue corporellement, psychiquement. Je pense qu’il y avait énormément de souffrances psychiques. Depuis que j’ai écrit le livre, plusieurs anciennes sœurs me contactent et me racontent leurs souffrances.

Vous n’aviez pas le droit de parler aux autres sœurs de votre ressenti. En revanche, tout passait par une seule personne : votre supérieure, sœur Marthe.

You did not have the right to talk to the other sisters about your feelings. And to top it all, everything had to go through your superior, Sr. Martha.

Une véritable dépendance affective malsaine s’est créée… On touche bien cette réalité de l’abus spirituel : une personne, parce qu’elle est en position d’autorité spirituelle, fait intrusion dans votre vie et finit par en détenir toutes les clés, et elle seule. Il n’y avait aucun moyen d’équilibrer ce pouvoir absolu qu’elle avait sur moi et d’autres sœurs. Nous étions entrées dans la vie religieuse pour vivre une communion profonde avec Dieu, et finalement, nous avions une unité absolue avec elle, qui nous coupait de tout. Elle m’a coupée de mon père spirituel, de la possibilité de parler avec d’autres prêtres qui venaient pour les confessions. Quand un prêtre médecin a commencé à déceler mes souffrances psychologiques, elle m’a expliqué que je n’avais pas la permission de lui en parler… J’étais si cadenassée que je ne pouvais m’exprimer avec ma famille en toute liberté. Avec les sœurs, on avait beau vivre toute la journée les unes avec les autres, rien de personnel ne pouvait être partagé sous peine de se faire taper sur les doigts. Or, dans un milieu clos, comme un monastère, chaque détail est vécu avec une grande intensité. Il y avait donc un besoin naturel d’amitié, de pouvoir se confier à quelqu’un. D’un côté on crée un besoin, puis de l’autre on le satisfait : c’est le propre d’une réalité sectaire. Ici, la pauvreté relationnelle qui nous était imposée nourrissait notre dépendance affective à l’égard de sœur Marthe.

Une autre manière de vous soustraire du monde était la coupure de l’actualité. Vous écrivez avoir « manqué onze ans de l’histoire du monde »  

Another way of separating you from the world was to shut out any news. You wrote: I lost eleven years of human history.

Pour reprendre cette image de bulle, une paroi était dressée, un filtre aussi bien des choses vécues en interne qui ne pouvaient pas sortir à l’extérieur, que des choses vécues dehors ne pouvant entrer à l’intérieur. Quand il y a eu toutes les attaques de la presse contre la communauté : nous n’avons pas eu accès aux articles. En revanche, on nous a dit ce qu’il fallait en penser et comment réagir, voire embarquer nos familles dans une sorte de « contre-attaque » en leur demandant d’écrire des témoignages de confiance à destination de notre évêque. Mais il y a eu aussi des choses internes à la communauté : j’ai vu des frères débarquer et passer une « année sabbatique ». On nous disait que tel frère était« très fatigué par ses activités apostoliques », qu’il venait « se reposer ». J’ai su des années après, en lisant les articles, que ce frère avait été mis en cause dans des affaires sexuelles. Puis, il y avait la coupure par rapport aux actualités. Je raconte quel traumatisme ce fut pour moi de prendre, quinze ans après, la mesure de ce qui s’était passé le du 11 septembre 2001, de réaliser à quel point j’avais été, à l’époque, dans une bulle spirituelle et d’égoïsme.

Qu’est-ce qui vous a permis, finalement, de prendre conscience de ces abus et de vous décider à quitter la communauté ?

What allowed you to finally become aware of these abuse and to leave the community?

The great crisis that hit the community when Cardinal Barbarin decided to press sanctions….

La grande crise qui a éclaté lorsque le cardinal Barbarin a décidé de prendre des sanctions a joué son rôle. Mais elle est arrivée à un moment où j’étais déjà « préparée » à prendre un autre chemin. Je commençais à avoir des petites étincelles dans ma vie, des choses plus authentiques. D’abord au niveau spirituel, en intégrant un petit groupe de gens, au Québec où j’avais été envoyée, qui priaient très librement. Je réalisais que des personnes, autour de nous, pouvaient être de grands priants, tout en ayant une vie de famille, une vie professionnelle, et tout en se soutenant les uns les autres. Cela faisait un énorme contraste avec l’aridité de foi que j’éprouvais de plus en plus, et la solitude dans laquelle nous vivions. Ensuite, j’ai eu des liens d’amitié, notamment celui avec mon futur mari.

Aujourd’hui, avez-vous encore la foi ? Et avez-vous toujours foi en l’Église catholique ?

Today, do you still believe? And do you still believe in the Catholic Church?

(Summarizing):  I have more faith than ever….and I returned to my practice. But I delved into the Bible…i found some Catholic teachings unacceptable. I became an Evanglical…I don’t belong to a Church; I belong to Christ.

J’ai la foi, plus que jamais. Et j’ai quitté l’Église catholique, mais pas à cause de mon expérience à Saint-Jean. En sortant de la communauté, je suis restée profondément catholique, je me suis mariée à l’église, je suis restée engagée dans une paroisse catholique. Mais ensuite, mon cheminement spirituel m’a conduite à me plonger dans une étude de la Bible. J’ai constaté un décalage avec un certain nombre d’enseignements de l’Église catholique. Alors j’ai fait un choix : aujourd’hui, je fréquente une église évangélique. Mais je n’appartiens plus à une Église, j’appartiens au Christ.

Quelles mesures pourrait prendre l’Église catholique pour prévenir davantage ces abus spirituels et dérives sectaires ?

What measures could the Catholic Church take to prevent these spiritual abuses and sectarian aberrations?

In Canon Law it states very clearly there should be separation between the internal and external forum

(between obedience, spiritual direction and conscience, etc. In a religious community, the superior, the spiritual director cannot be the same person….).

Dans le droit canon, il est clairement dit qu’on distingue le for intérieur et le for extérieur. Donc, au sein d’une communauté religieuse, la direction spirituelle et le gouvernement politique doivent être exercés par des personnes différentes. L’institution a laissé se développer des situations où des personnalités très charismatiques se retrouvaient avec tous les pouvoirs entre les mains. Dans mon cas, cette fameuse sœur Marthe avait un rôle tentaculaire. Elle était à la fois maîtresse des novices, mère spirituelle de presque toutes les sœurs, enseignante, maîtresse des études, assistante de la prieure générale, référente d’un certain nombre de prieurés, etc. Des mesures assez simples pourraient être mises en place au moment du recrutement. Nous, on a eu aucun discernement. J’ai eu ma propre responsabilité. Mais l’Église aurait pu dire que « toute personne qui souhaite entrer dans une communauté doit prendre l’avis de plusieurs personnes, y compris de celles extérieures à la communauté, et pouvoir se confesser en dehors de la communauté, être suivie spirituellement par un accompagnateur extérieur ».

Lorsqu’il reçoit en audience des communautés religieuses, le pape François évoque souvent l’importance de ce discernement.

When Pope Francis receives religious communities in audience, he always insists on need for discernment.

It is better to lack vocations than to make the numbers and recruit weak people…..

Il vaut mieux manquer de vocations, dit-il, plutôt que de vouloir « faire du chiffre », et recruter des personnes trop fragiles. Je salue ses propos. Le problème de l’Église, c’est de vouloir protéger son image par rapport à ce qui pourrait la salir et de prioriser ses intérêts institutionnels. C’est pour cela qu’en général, on fait taire les victimes. Face à toutes les communautés vieillissantes et au manque de prêtres diocésains, c’est une aubaine pour l’Église d’avoir des jeunes prêtres qui reprennent en charge une paroisse. L’Église doit choisir entre son intérêt propre et la vérité sur la souffrance des victimes. On dit qu’il faut se taire par miséricorde pour les personnes. Mais c’est faire fi des souffrances vécues par les victimes ! Il faut pardonner aux coupables, mais les victimes devraient offrir en silence leurs souffrances ? L’Église doit choisir la vérité et le véritable sens de la miséricorde.

La communauté Saint-Jean a-t-elle été capable de faire ce travail de vérité ?

Will the Community of St John be able to make the journey toward truth?

Il y a sûrement encore beaucoup de travail à faire. La plupart des frères sont sortis du déni dans lequel ils étaient par rapport à leur fondateur – un travail similaire doit d’ailleurs être fait par rapport à sœur Alix, fondatrice des sœurs, dont Rome a reconnu aussi les défaillances graves en matière de chasteté. Mais le problème ne venait pas que du fondateur. Il y avait aussi beaucoup de frères qu’il a fragilisés ou pervertis. Un système pervers s’est créé. Il ne s’agit pas seulement de quelques cas assez médiatisés de pédophilie, mais d’une énorme réalité d’abus internes à la communauté, et cela, on ne l’a pas encore assez dit et reconnu : des abus spirituels et sexuels de frères en responsabilité par rapport à d’autres frères, des frères qui sous la forme d’accompagnement spirituel ont abusé de sœurs, et des frères prêtres ayant abusé de jeunes proches de la communauté.

Help for the Wounded Catholic, a brave new book by former Legionary of Christ

A must read

Former Legionary of Christ, Fr. Thomas Berg, who made a successful transition to the diocesan clergy after exiting the controversial order, continued to study and specialize in pastoral theology, while dedicated full time to pastoral care.

He has produced a very unique book:  much needed, well researched, very personal and insightful guide to help heal the many Catholics wounded by the unkindness of Church leaders and institutions.

Click link: institutions

Fr. Thomas shows us by personal example -his own experience with the harshness of the Legion of Christ-  and through that of others who have suffered in the Church, and at the hands of Church people, how to overcome the put downs which have caused so many to flee their Home. Without platitudes or condescending he helps us find a path to healing and reconciliation.

Bless you, Fr. Thomas.

Effects of Involvement with Legion of Christ/Regnum Christi on Cradle Faith: Questions for Pope Francis, LC Leadership and Catholic Bishops

             Shipwrecked

Effects of Involvement with Legion of Christ/Regnum Christi on Cradle Faith: Questions for Pope Francis, LC Leadership and Catholic Bishops

Presentation at the International Cultic Studies Association Annual International Conference, Stockholm, July 2015

 

By John Paul Lennon, MA, STL & Aura Bethancourt-Lennon

 

The author’s experience[i], plus contacts with hundreds of other former members of the Legion of Christ and Regnum Christi by email, phone and/or in person, led him to believe that involvement with this Movement affected one’s cradle faith. “Cradle faith” being simply defined as the faith one is born into and raised in. It is now common knowledge that former members of this group, erstwhile devout Catholics, on leaving the LC/RC no longer considered themselves Catholics, or even Christians. Some even consider themselves agnostics and atheists. How did involvement with this bona fide Catholic Movement have such a deleterious defect? Further reflection modified that initial a priori hypothesis.  There appeared to be a need to find facts and explore this area with the help of a survey.

The experiment would be based on the following rationale: on entering the organization all candidates are devout Catholics. After “walking away” or been “thrown away not all are devout Catholics. How would they describe themselves today?  The experiment was designed to solicit feedback from former members visiting a webpage, http://www.regainnetwork.org, for former members and their families.

 

DESIGN

A member is recruited and belongs to the group for x number of years. He may leave after a certain amount of time, either as a throw-away or as a walk away. Each member experiences his recruitment/joining, belonging as a member and leaving in a personal way. The stages could be hypothesized as follows:

Pre-entry into the Legion of Christ/Regnum Christi, it is assumed that the member is in full “communion” with the Catholic Church. Firm and unshaken belief in the Catholic Church as a divinely inspired religious institution; veneration and trust in the clergy (priests, bishops, pope)

  • Involvement as a fully observant lay member, abiding by marriage and birth control laws, etc.
  • A regular Mass goer who receives Communion (Sacrament of the Eucharist), “goes to confession” (Sacrament of Penance) at least once a year and “contributes to the support of his/her pastors.”

 

Membership in LC/RC

  • All of the above, plus
  • Involvement in the Church as a minister, religious or committed lay member of RC

 

Post exit from the LC/RC Movement some members are unscathed, “keeping their faith intact” while others have left or renounced full communion with the Catholic Church in varying degrees

  • Full communion with institutional Catholic Church as in Pre-Entry and good relationship with LC/RC
  • Full Communion with Catholic Church but lost faith in the LC/RC organization with an attitude of
    • Indifference
    • Criticism
    • Opposition

 

  • Partial communion with the Catholic Church
  • Leaves the ministry and/or religious life.
  • No longer fully observant lay member.
  • No longer a “practicing Catholic” but does not reject the notion that the Catholic Church is divinely inspired.
    • Occasional Mass goer; rarely, if ever “goes to confession”; contributes little, if any, to the support of the ministers, the institution and its works (Catholic Charities, Catholic Relief Services, etc.)
    • May not be “married by the Church,” nor heed Church birth control laws
    • May not baptize his/her children ‘in the faith.’

 

  • Lost faith in the Catholic Church as a divinely inspired religious institution; lost veneration for and trust in the clergy (priests, bishops, pope)
    • Retains partial communion with the Church (some residual attraction to Church such as family tradition, liturgy, sacred music, etc.)
    • Joins other Christian community
    • Joins other major religion
    • Declares him/herself agnostic or atheist

 

The medium to be used would be the ReGAIN webpage which has a steady stream of former members. The author assumed -not a very scientific attitude but common sense- that some or many of the visitors to the site -which constantly questions the official version of the Legion and the Regnum- would be among the more “disenchanted” Catholics, that their responses could tend to be
“negative” and that some kind of a balancing measure might need to be applied.

 RESULTS:

A total of 78 valid responses were delivered. Of these only 41 had been former members of the LC/RC; and of these 4 were currently active members.  Responses described visitors’ current relationship with the LC/RC in the following way:

Relationship with the LC/RC:

  • Average/Non important 13/41
  • Poor/Negative 21/41
  • Angry/they hurt me 1
  • I hate them 2
  • Positive 3
  • As good as could be             1

Relationship with the Catholic Church:

  • Fully Practicing 24/41
  • Partially Practicing 8
  • No longer a Catholic 8
  • * Incomplete response 1

 

 INTERPRETATION

Relationship with the LC/RC: “Average/Non important” answers indicate that a significant number of respondents have “taken the experience in their stride.” This could also indicate that former members have chosen not to dwell on their experience and have chosen to “get on with their lives.” But it is significant that 21 state unambiguously that they have a negative relationship/attitude toward the group they initially joined so enthusiastically and generously.

Recently a Spanish language blog called Legioleaks [ii] was launched on Facebook in which many of the contributing 120 disaffected former members vent their frustration, criticism and anger at their alma mater. While one might wonder “Why are you so angry?”, this begs the flip question “What has the institute done to make these young men so angry?”

In fact, only 3 respondents on the ReGAIN survey described his/her attitude as angry or hating. Therefore, criticisms on the blog may help interpret the finds of our survey and discover some of the flaws in the Movement’s system.

Results of “Relationship with the Catholic Church” could be considered surprising; in the sense that 24 of 41 described themselves as fully practicing Catholics, thus indicating that the respondents cannot be dismissed as “disgruntled ex-members”. Real cause for concern stems from 8/41 considering themselves partially practicing Catholics and another 8/41 saying they are no longer Catholic; in common parlance this means that one out of four “have left the Church.”

Catholic bishops may want to consider this result when they allow the Legionaries of Christ and Regnum Christi to recruit in their dioceses.

 

Questions for LC/RC leadership

A study of the results prompts the author to raise some questions for consideration by the LC/RC Movement’s leadership:

  • Whether there exist elements in the Movement’s training (formation) that tend to alienate or otherwise hurt the members, producing in them feelings of rejection, anger and resentment toward their alma mater upon leaving.
  • Whether such flaws in the Movement’s training system are serious enough to cause exiting members to alienate not only from the Movement but also from the Catholic Church.
  • Whether the Movement needs to refine its screening process for recruits and its evaluation of new candidates.
  • Posters in Legioleaks point out the need for a deeper process of discernment of the religious vocation. The writer presented a pater at the I.C.S.A annual conference in Stockholm, 2015, warning about the dangers of undue influence and foreclosure, i.e. premature commitment to the religious calling[iii].
  • Posters in Legioleaks return time and again to the fact that their religious vocation appeared to be a forgone conclusion once they entered the group, prompting the question: Whether the Movement prepares the members for the possibility/option of exiting the organization.
  • Whether the members are given the necessary instruments for handling departure and transitioning to a new life outside the Movement.
  • Whether departing members have access to their legal documents, academic degrees and a minimum of job training.
  • And if the member decides to leave, whether the Movement has -and implements- concrete guidelines to help the departing member leave in a healthy, positive and constructive way.

 

 

These results beg comparative studies regarding how other religious orders fare with former members.

 

Instrument limitations:

on reflection, it would appear that one important factor which was not taken into account in the survey was “for how long” the person had been a member of the group. A priori, this would seem an important element as, if it were assumed that the effects were negative, the damaging effects would possibly grow and worsen over time. Related to this factor would be “at what age did you join”, again with the assumption that earlier exposure could cause more deleterious effects.

 

&&&&&

Historical note:

Fr. Maciel’s sexual abuse victims:

When cultic abuse is compounded by sexual abuse, the impact on the faith of the victim would appear to increase exponentially. The eight Maciel former seminarians who brought their case to the media and to Vatican authorities feel alienated from Catholic authorities.  The spectrum of the survivors’ “faith” –or lack thereof- is very wide and in general terms goes from atheism, through total alienation from the Catholic Church, to minimal participation in the Church. With the exception of Fr. Alarcon, a retired priest, none of Fr. Maciel’s Legion of Christ seminary victims, Senores Barba, Vaca, Jurado, Barrales, the brothers Olvera, Espinosa would consider himself a “fully practicing Catholic.”

 

[i] Described in detail in Our Father Maciel who art in bed, a Naïve and Sentimental Dubliner in the Legion of Christ, the exiting was long and tortuous. Each one ‘struggles’ with is religious question, and with the whole recovery task, in his own individual way.

[ii] https://www.facebook.com/groups/623513181133578/  Currently with over 1,000 members.

[iii] https://regainnetwork.org/2015/07/25/do-the-legion-of-christ-and-regnum-christi-exert-undue-influence-by-recruiting-children-and-minors/

 

 

Veritas Liberabit Vos

Religious Groups Awareness International Network, Monitoring harmful groups in mainstream Churches

ReGAIN

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